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Nécrologie du Bon Sens

mardi 4 avril 2006, par Olivier Duquesne aka DaffyDuke

Aujourd’hui nous déplorons le décès d’un ami très cher qui se nommait « Bon Sens » et qui a vécu parmi nous depuis de longues années. Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissance ont été perdu il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.

On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme « la journée appartient à celui qui se lève tôt », « il ne faut pas tout attendre des autres » et « ce qui arrive est peut-être de MA faute ».

« Bon Sens » vivait avec des règles simples et pratiques, comme « ne pas dépenser plus que ce que l’on a », et des principes éducatifs clairs, comme « ce sont les parents, et non les enfants, qui décident ».

« Bon Sens » a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l’état de santé de « Bon Sens ».

Il s’est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l’enfant.

« Bon Sens » a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.

« Bon Sens » a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n’avait pas réalisé qu’une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.

La mort de « Bon Sens » a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison. Il laisse toute la place à ses trois faux-frères « Je connais mes droits », « C’est la faute de l’Autre » et « Je suis une victime ».

Il n’y avait pas foule à son enterrement car il n’y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu’il est parti. Si vous vous souvenez de lui, faites circuler cette lettre, sinon ne faites rien !

(auteur anonyme)

Vos commentaires

  • Le 3 mai 2006 à 11:41, par w.perillo dit Nafnaf06 En réponse à : Nécrologie du Bon Sens

    Je ne peux qu’approuver ce que vous dite. L’avènement d’un individualisme exacerbé et jouisseur, qui trop souvent dépasse l’égocentrisme vers l’irresponsabilité et qui, paradoxalement, est un individualisme de masse et de consommation, l’attraction immodérée du pouvoir par ou pour l’argent, propagée par les mass média, alors que la paupérisation, l’éclatement des familles, les difficultés de l’école, la délinquance juvénile, la violence, l’intolérance, la xénophobie, le racisme, l’intégrisme, le fanatisme des uns et des autres, la déconsidération populaire de la démocratie, et l’anti républicanisme, s’étendent au bénéfice d’un égoïsme croissant. Nous sommes dans une société de caractère hédoniste.
    Tout cela nous présente un triste spectacle à ce point éloigné de l’idéal de beauté, de vérité et de bien, que ces derniers arrivent à en paraître anachronique, naïf ou même angélique. Nous vivons un changement de civilisation. Sera t’elle meilleure ou pire ? En tous cas, elle ne correspond pas à mes idéaux.

  • Le 28 juin 2006 à 09:39, par oliver197 En réponse à : Nécrologie du Bon Sens

    C’est tellement vrai, et tellement triste...
    Faites circuler ce message, il me semble que pour notre société, cela représente un réel problème de fond, d’éducation. La répétition de messages, de discutions, de forums comme cela doit opposer une autre idée de notre société. Ces réflexions nous semblées acquises, il faut continuellement les défendre.
    "L’éducation est l’art de la répétition".
    Je vous propose un autre texte :

    La Cigale et la Fourmi, nouvelle version

    VERSION CLASSIQUE

    La fourmi travaille dur tout l’été dans la canicule, elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l’hiver. La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l’été. Une fois l’hiver arrivé, la
    fourmi est au chaud et bien nourrie. La cigale grelottante de froid n’a ni nourriture ni abri, et meurt de froid.

    FIN

    VERSION FRANCAISE

    La fourmi travaille dur tout l’été dans la canicule ; elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l’hiver. La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l’été. Une fois l’hiver arrivé, la
    fourmi est au chaud et bien nourrie.

    La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d’être au chaud et bien nourrie, tandis que les autres, moins chanceux, comme elle, ont froid et faim.

    La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.

    Les français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d’autres vivent dans l’abondance.

    Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi. Les journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu’elle paie « sa juste part ». En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l’égalité économique et une loi (rétroactive à l’été) d’anti-discrimination.

    Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.

    La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n’a pas assez d’argent pour payer son amende et ses impôts.

    La fourmi quitte la France pour s’installer avec succès en Suisse.

    La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée. Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi, bien que le printemps soit encore loin.

    L’ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n’a rien fait pour l’entretenir.

    Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens. Une commission d’enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d’euros.

    La cigale meurt d’une overdose ; Libération et l’Humanité commentent sur l’échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.

    La maison est squattée par un gang d’araignées immigrées, le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.

    Les araignées organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté.

    FIN

    1- Dans "araignées immigrées", notre nouvelle mentalité sociale y verra un racisme primaire. Je pense que l’on fait fuir une frange travailleuse de notre société au profit d’une population inconnue. Dans cette histoire, on n’accueille personne en plus, on remplace ! Si racisme il y a, il est anti-fourmis.
    2- Dans cette maison à l’abandon, français ou non, les squatters y exercent des activités illicites et dangereuses. En dépit du bon sens.

  • Le 20 juillet 2006 à 09:36, par anonymous coward En réponse à : Nécrologie du Bon Sens

    Il y a un peu de vrai dans tout ça...

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